Archive pour le 1 octobre 2006

Dimanche 1 octobre 2006

Récit du voyage

Catégorie Au jour le jour à 16:18 par Claire   Imprimer cet article Imprimer cet article

Nous voici donc un peu installés et déjà , nous avons plein de choses à raconter !!!
Tout est tellement différent ici qu’il va être difficile de vous faire partager ce qu’on vit mais nous nous y efforcerons.
Commençons par le commencement, voici donc le récit de notre voyage et de notre arrivée.
Après une nuit où nous avons difficilement trouvé le sommeil, nous sommes partis jeudi matin à 8h, direction la gare en compagnie du papa d’Arnaud (j’en profite pour le remercier). Nous étions assez chargés : presque 100 kg de bagage (bagage à main inclus) mais pas de souci, le train nous emmenait directement à Roissy CDG.

A la gare de Nantes

Arrivés à l’aéroport avec 8h d’avance, nous avons pris une navette pour aller de Roissy 2 à Roissy 1 dont nous avons fait le tour une petite dizaine de fois dans l’après-midi afin de tuer le temps et de trouver les autres étudiants du CFJM partant avec nous.
16h30 : nous récupérons les billets auprès du guichet d’ANA (all nippon airline). Petit gag : la guichetière –une japonaise- après avoir regardé nos passeports et visa me regarde et me demande si je suis japonaise… Celle là , on ne me l’avait jamais faite…
17h00 : presque tous les élèves nous on rejoint.
17h30 : Albine, Jérôme et Mathilde arrivent à l’aéroport où ils viennent nous dire au revoir. Nous enregistrons nos bagages et allons boire un verre en leur compagnie. Un grand merci à tous les trois pour le déplacement, pour le verre, pour les sourires (de Mathilde) et pour le chocolat !

Avec Albine Jerome et Mathilde

19h15 : Il est temps d’embarquer.
20h et des poussières : décollage. C’est un énorme oiseau cet avion ! Nous sommes très bien placés : à l’arrière de l’appareil, près du hublot, avec une hauteur de plafond nous permettant d’être debout sans problème. Nous avons un petit écran individuel et plusieurs choix de films mais très peu en français alors entre Bambi 2 en japonais et Da Vinci Code en français, je choisis ce dernier (qui au passage est vraiment un navet). On nous sert un encas puis un repas (japonais) et on nous prie de bien vouloir fermer les hublots. Les gens s’endorment, moi j’ai vraiment du mal… Je suis sur le petit écran le trajet en temps réel, la température extérieure (souvent proche des -60°C), la vitesse, l’altitude…
Nous avons vécu cette nuit là un solstice d’automne! En effet, en ouvrant (discrètement) le hublot à mes côtés, j’ai pu voir se lever le soleil vers 1h30 heure française ! La nuit s’étant couchée probablement vers 20h, elle aura duré 5h30, soit la nuit la plus courte de l’année! Dans la matinée (de je ne sais plus trop quel fuseau horaire), nous avons eu droit à un deuxième repas : une sorte d’omelette en plastique et une saucisse accompagnées de petits champignons, un petit pain au chocolat (pour sauver le tout), un café et du fromage blanc.
Le grand écran de l’avion montrait des exercices d’assouplissement qu’un grand nombre de passagers faisaient.
Voici une photo des premières cotes japonaises:

Cotes japonaises

Nous avons atterri à l’heure prévue (14h30 ici, 7h30 chez vous).
L’aéroport de Tokyo-Narita est assez impressionnant : de la moquette partout, super propre, tout paraît neuf. Nous avons récupéré les valises et retrouvé les 3 étudiants du CFJM arrivés au Japon 2 semaines avant nous. Un grand merci à tous les 3 d’être venus nous accueillir ! En route pour Tokyo. Une heure et demi de train plus tard, et déjà des paysages étranges et nouveaux plein les yeux, nous nous quittons le reste du groupe, guidés par Alexis dans le labyrinthe des trains de Tokyo, pour rejoindre notre chez nous. Tout ce trajet nous fut beaucoup plus long que je le pensais. Le temps de faire un rapide état des lieux, de remplir quelques papiers (merci à nouveau à Alexis dont l’aide fut bien précieuse !), de poster un message pour rassurer tout le monde, d’aller faire des courses (ce qui n’est pas très facile ici…), de manger, il est presque 22h. Nous nous écroulons de sommeil ; nous n’avons pas vraiment réalisé que nous étions à l’autre bout du monde…