Jeudi 19 octobre 2006

Se déplacer

Catégorie Le Japon vu par... à 21:15 par Claire   Imprimer cet article Imprimer cet article

Dès notre arrivée et surtout depuis le début des cours d’Arnaud et de mon travail, il nous a fallu apprendre à nous rendre d’un point à l’autre de la ville.

A Tôkyô, le meilleur moyen pour y arriver est de prendre le train ou le métro.
Il existe un réseau de trains (comparons le aux RER parisiens) et un réseau de métro. L’une des différences est que l’un est extérieur et l’autre souterrain ; on peut ajouter que les trains sont plus nombreux et qu’ils vont plus loin (le métro étant situé surtout dans le centre de Tokyo).

Le réseau de trains est exploité par différentes compagnies, la plus connue et la plus développée étant la JR qui exploite entre autres une ligne circulaire bien pratique appelée Yamanote Line. Chaque compagnie fixe ses prix, vend ses tickets et ses abonnements.
Pour prendre métros ou trains, la première chose à faire est de repérer le trajet sur un plan… Bon ici il n’y a que le plan du métro mais imaginez qu’il y a un deuxième réseau au moins 6 fois plus complexe
plan_metro.jpg

A la station, il faut acheter un ticket, le prix variera selon la destination (la plupart du temps cela coutera entre 130 et 270 yens). On passe le ticket dans une machine (jusque là , ça ressemble à tous les métros du monde) et à la sortie, on remet le ticket (comme pour les RER). Si pendant le trajet on change d’avis et qu’on souhaite aller plus loin et que le trajet aurait du être plus cher, on peut faire l’ajustement dans des machines avant de sortir.

tickets.jpg

Si pendant le trajet on doit utiliser les lignes de plusieurs compagnies, il faudra renouveler l’opération à chaque changement.
Bon, là ça parait peut être un peu complexe. Nous allons donc prendre un cas pratique.
Je souhaite aller de Fujimidai à Hiro-o.
Je prends la Seibu Ikebukuro Line à Fujimidai, j’achète donc un ticket jusqu’à la gare de correspondance qui est Ikebukuro. Je paye 200 yens, je passe mon ticket dans une machine, je prends mon train, je repasse mon ticket dans une machine à la sortie.
Je suis les panneaux jusqu’à la Yamanote Line. Je prends un ticket jusqu’à Ebisu où j’aurai à nouveau une correspondance, je paye 160 yens ; je passe mon ticket dans une machine, je prends mon train, je sors à Ebisu en passant à nouveau mon ticket.
Je suis les panneaux, je descends sous terre jusqu’au métro, j’achète un ticket, je pays 160 yens, je prends mon métro en passant mon ticket, je sors et je suis arrivée.
Cout du trajet : 520 yens, soit 3,5 euros. Ce qui est raisonnable ici pour un trajet de 50 minutes. Mais quand on doit faire l’aller retour tous les jours, le budget transport en prend un coup!

Pour se simplifier la vie, quelques solutions existent :
Sur les JR line comme la Yamanote, il existe une carte appelée Suica. Elle permet d’éviter d’acheter un ticket à chaque fois. Je charge ma carte de temps en temps et le montant du trajet est déduit lorsque je l’utilise. Elle permet aussi de régler des achats, d’acheter des boissons dans les centaines de distributeurs, etc. Elle est intégrée dans certains téléphones portables (tu passes ton tel sur les bornes d’entrée du métro).
On peut aussi avoir un abonnement. Arnaud a une carte unique qui lui permet d’aller de chez nous à la station de ses cours. Pour moi, c’est plus compliqué… Les familles dans lesquels je travaille étant dispersées dans Tokyo, il me faudrait plusieurs abonnements ce qui me reviendrait plus cher que les tickets à l’unité. Il n’existe pas de carte couvrant l’ensemble du réseau.

Voilà donc l’essentiel à savoir pour être autonome dans ses déplacements.

J’ajouterai qu’il faut éviter de se déplacer entre 7h et 9h le matin (heure du rush) mais qu’en dehors de cette période, les transports en commun sont supportables. A ces heures de grandes affluences, de nombreuses compagnies ont des wagons reservées aux femmes.

Petite précision également : les trains ne sont jamais en retard, tout est réglé comme du papier à musique! Et comme en plus il n’y a pas de grève, il n’y a jamais de surprises!

Laisser un commentaire