Lundi 17 mars 2008
Quelques anecdotes en vrac
Ce qui est embêtant lorsqu’on est plongé dans la vie de tous les jours, c’est que beaucoup de nos gestes et compréhensions qui nous semblent normaux ne sont en fait pas si évident que ça pour les autres. Voici quelques extraits de nos problèmes existentiels :
Des kanjis. Claire vient de réaliser que l’hôpital où elle se rendait, appelé Seibo Byôin (聖母病院), a pour kanjis celui du saint (聖) et celui de la mère (母). La traduction étant « bien entendu » Hôpital Notre Dame. Bien évidemment pour moi depuis le début mais une révélation pour Claire depuis à peine 15 jours !
A propos de l’orthographe de notre nom de famille, sombre idiot comme je suis, je n’avais pas utilisé le traducteur de Google qui m’aurait déjà donné la bonne orthographe du nom (en katakana) et ensuite avec un peu de recherche la particule n’aurait posé aucun problème : ca nous éviterait de devoir jongler avec les différentes orthographes (katakana) en fonction des établissements. Qui plus est, quand on fait un inkan (sceau) avec une orthographe encore différente … Panne de cerveau, moi ?
Sans énumérer le bon nombre de panneaux et factures où Claire, devant ces jolis dessins me demandait, inquiète, ce que tout cela veut dire : « C’est marqué dessus, t’as pas besoin de comprendre tout ce qui est marqué en détail si tu comprends juste ces kanjis… euh… ces petits dessins là… boarf… t’as qu’à demander aussi, pourquoi tu ne me demandes pas ???»
Et moi-même, en ne comprenant pas grand-chose, je ne m’inquiète plus depuis que je me suis aperçu que même une secrétaire au bureau ne comprenait pas comment remplir un formulaire venant de la sécurité sociale : « Qu’est ce qui vous pose problème Madame Montagne-Bouche? Ce qu’il faut que je remplisse ? Ah non ? C’est ce mot qui est utilisé que vous ne comprenez pas!»
