Archive pour la catégorie 'Le Japon vu par...'
Mardi 1 avril 2008
Catégorie Au jour le jour, Le Japon vu par... à 19:26 par Claire
Imprimer cet article
Depuis l’arrivée de Pauline, nous voyons la vie en rose !
Mais en ce début de printemps, nous ne sommes pas les seuls à affectionner cette couleur !
En effet, depuis quelques semaines, les japonais accrochent ça et là des fleurs roses, non pour célébrer la naissance de notre merveilleuse petite fille mais pour annoncer l’autre événement incontournable du moment : la floraison des cerisiers.![P1030921 [800x600]](http://www.claireetarnaud.net/japon/wp-content/uploads/2008/04/p1030921-800x600-thumb.jpg)
Plastique, tissu, posters, on trouve ces fleurs artificielles partout : dans les magasins, les distributeurs, les allées marchandes, le métro, sur des poubelles (voir album « Sakura ») et plus extraordinaires encore : sur des arbres ! Et oui, les japonais accrochent des fausses fleurs sur de vrais arbres (voir album). Donc dès le début du mois de mars, Tokyo change de couleur, en attendant les véritables fleurs.
Pour savoir quand se rendre dans les parcs pour se promener ou pour dégainer les objectifs de leurs appareils photos, les japonais regardent la météo des fleurs. On y voit la carte du Japon et pour chaque ville, en lieu et place d’un soleil ou d’un nuage, on peut voir la date à laquelle la floraison est prévue.![P1000798 [800x600]](http://www.claireetarnaud.net/japon/wp-content/uploads/2008/04/p1000798-800x600-thumb.jpg)
Deux événements sont attendus : les premières fleurs et la floraison complète.
Quand enfin les fleurs paraissent, c’est la ruée vers les plus beaux endroits pour les admirer et surtout les photographier.
Elles sont là depuis quelques jours, bien plus jolies que leurs copies !
Bien que nous ne soyons pas japonais, nous avons été admirer la beauté de ces arbres aujourd’hui même. Comme tout le monde, nous avons fait « Hanami ». Cela signifie littéralement « regarder les fleurs » mais souvent, il s’agit d’aller pique niquer sous les arbres. Les japonais y vont avec leurs collègues d’entreprise, nous avons préféré y aller en famille. Un vrai régal !
Et en prime une petite photo de “l’effet fleur” sur les japonais…
C’était avant les cersiers, sans doute s’entrainaient-ils?
Permalien
Mercredi 5 mars 2008
Catégorie Le Japon vu par..., Notre famille à 13:55 par Claire
Imprimer cet article
Nous avons appris la présence d’une petite vie bien cachée dans mon ventre le jour de notre anniversaire de mariage qui cette année là était également le jour de la fête des pères ! Le 17 juin dernier, un test de grossesse des plus classiques nous apprenait que nous aurions bientôt la joie d’accueillir chez nous un petit bébé.
Lire la suite de cet article »
Permalien
Dimanche 17 février 2008
Catégorie Le Japon vu par..., Notre famille à 21:09 par Claire
Imprimer cet article
Chose promise, chose dûe, voici donc la fameuse poussette japonaise que nous avons achetée la semaine dernière. Ici, pas de nacelles (lit auto) à fixer sur un chassis, même les cosy (siège-coque/auto) sont rares. N’étant pas véhiculés, nous avons pu opter pour ce style de poussette plus adaptées aux métros et aux trottoirs tokyoïtes encombrés. Nous sommes bien loin des larges poussettes occidentales, qui nous semblent quelque peu encombrantes en comparaison! On a souvent tendance à parler des poussettes en leur accolant une marque de voitures. La notre est donc la “Smart des poussettes” ! Plutôt qu’un long discours, voici une petite vidéo :
En résumé :
les + : le poids plume (3,9kg), la maniablité, la facilité d’utilisation, la position allongée, les coussins pour le confort du nouveau-né, la largeur passe-partout, la réversibilité.
les - : les roues nous semblent peut-être un peu fragiles (à voir), la hauteur (mieux vaut ne pas mesurer 1,90m si on tient à son dos!)
Et voilà, il ne reste plus qu’à attendre bébé pour la version test en situation… Pour le moment, le futur-papa s’entraine! Moi aussi d’ailleurs, je m’entraine pour la promenade, mais davantage avec l’écharpe de portage dont je teste les noeuds. J’ai eu l’agréable surprise de découvrir ces derniers temps d’autres mamans francophones utilisant l’écharpe, ici même à Tokyo. Deux d’entre elles ont même organisé une réunion de découverte jeudi dernier, me donnant ainsi l’occasion de m’y remettre un peu. A nous les belles promenades sous les cerisiers en fleurs dans quelques semaines !
Permalien
Samedi 8 décembre 2007
Catégorie Le Japon vu par..., Notre famille à 13:33 par Claire
Imprimer cet article
Les japonais sont les champions toute catégorie en ce qui concerne les excuses.
Déjà, ils avaient sans doute gagné la palme du peuple qui s’excuse le plus souvent car ils passent leur temps à dire « Sumimasen » (pardon). C’est l’un des mots qu’on apprend le plus vite ici (presque ex-aequo avec « Arigato » qui veut dire « merci ») !
Mais alors là en plus, ils viennent de remporter le concours de la meilleure excuse jamais trouvée !
Je vous raconte.
Je prenais le métro avec une amie et, comme d’habitude, personne ne m’a cédé sa place assise.
Je marque une petite pause (déjà) pour expliquer aux lecteurs qui l’ignorent encore pourquoi il serait presque normal en France qu’on me cède une place assise dans les transports.
Roulements de tambour.
D’ici 3 mois, nous aurons un petit bébé !
Un seul, certes, mais mon ventre est déjà énorme. Je suis enceinte de 6 mois et cela ne peut pas passer inaperçu. On me croirait presque sur le point d’accoucher !
Bref, je reprends.
J’étais donc dans le métro, debout, avec une amie. On en vient à discuter du « pourquoi » les japonais ne cèdent pas leurs places. Ni aux femmes enceintes, ni aux personnes âgées, ni aux personnes avec des béquilles.
J’exagère ; ça arrive, mais c’est franchement rare. Disons que pour m’asseoir, il faut souvent que je demande (ce que je fais de temps en temps, en cas de grosse fatigue et/ou de métro bondé).
La prof de japonais de cette amie (qui se trouve être japonaise) lui a donné la raison, LA véritable raison de ce qui pourrait passer à nos yeux occidentaux pour un cruel manque de savoir vivre.
Je m’attendais à entendre que les japonais sont trop fatigués de leur journée de travail par exemple, ou bien qu’ils ne veulent pas prendre le risque de vexer une personne qui ne soit pas enceinte mais simplement un peu ronde (même si dans mon cas, le doute n’est pas vraiment permis) ; mieux, qu’ils sont hypermétropes dès l’adolescence, ou encore que la prof de japonais a admis une certaine impolitesse de la part de ses compatriotes.
Mais non, LA véritable raison est beaucoup mieux trouvée que ça ! Et bien plus originale !
LA véritable raison c’est que les japonais sont humbles !
Vous ne voyez pas le rapport ? Je vous explique !
Se lever pour céder sa place, c’est faire un acte généreux en public. C’est donc mettre en avant en public une qualité. C’est donc manquer d’humilité puisque c’est se vanter d’être généreux !
Manquer d’humilité, vraiment, quelle horreur ! Mieux vaut faire profil bas et faire semblant de dormir !
Vous me direz (du moins ceux qui connaissent le Japon) que les japonais dorment pour de vrai dans le métro, qu’ils ne font pas semblant.
Je le sais bien, mais depuis que je suis enceinte, j’ai l’impression de provoquer une véritable épidémie quand j’entre dans un wagon : les yeux ouverts se ferment, comme pour ignorer ce gros ventre juste à leur portée ! Mais c’est sans doute un hasard… Ou c’est pour ne pas être tentés de faire preuve de vantardise ! Quelle modestie !
Il existe quand même des places prioritaires, spécialement pour les femmes enceintes, les personnes blessées et les personnes âgées. Mais même à ces places, les japonais assis savent rester humbles.
Pour accéder aux places prioritaires, les femmes enceintes ici ont besoin d’une arme : les compagnies de métro et trains leur remettent donc un porte clé avec un petit dessin et une phrase écrite qui traduite donne quelque chose comme « J’ai un bébé dans mon ventre » (Kawaïïïïiiiiii). Il faut dire qu’une japonaise enceinte diffère assez peu d’une japonaise non enceinte car elles prennent en général peu de poids et peu de ventre. Armées de leur porte clé qui pend à leur sac, on peut donc enfin les repérer.
Arnaud (qui prend soin de moi) a donc accroché à mon sac ce joli petit porte-clé et j’ai pris l’habitude de l’arborer fièrement près des places prioritaires, au cas où il soit plus visible que mon énorme ventre ; le tout afin de pouvoir demander légitimement à m’asseoir avec l’espoir fou que peut être on me cèdera une place sans même que j’ai à réclamer…
Et je le disais plus haut : ça arrive de temps en temps.
Mais depuis que je sais que si les japonais ne me proposent pas de m’asseoir, c’est par humilité, je regarde les personnes qui se lèvent comme des mal élevées ! Et je dois dire que les femmes japonaises sont bien plus mal élevées que les hommes !
De plus, lorsque j’ose demander, je me sens presque coupable d’obliger ces gentils messieurs (ben oui, je tente de rétablir l’équilibre hommes-femmes) à manquer d’humilité en me cédant leur place ! Les pauvres !
Heureusement, j’ai l’excuse d’être une étrangère et donc de pouvoir méconnaître les nuances de cette culture si… particulière !
Je profite de ce message pour lancer un appel aux japonais (ou à toute autre personne souhaitant tenter de concurencer avec eux) : si vous avez une excuse aussi bien trouvée pour justifier qu’on poste si peu sur le blog, je suis preneuse! D’avance merci!
Permalien
Jeudi 26 avril 2007
Catégorie Le Japon vu par... à 19:41 par Claire
Imprimer cet article
L’année précédant notre départ, j’avais trois préoccupations principales : mon travail, les préparatifs du mariage et la perspective d’un départ imminent pour un pays inconnu qui ne m’avait jusque là pas particulièrement intéressée.
La première fois que mon (futur, à l’époque) mari avait évoqué un possible master qui nous amènerait à vivre au Japon, je ne l’avais pas vraiment pris au sérieux. Et petit à petit, l’idée a fait son chemin, et le rêve d’Arnaud est devenu ma réalité!
Avant de partir, j’avais donc commencé à me renseigner sur ce qui nous attendait au quotidien, “là-bas”. J’avais lu des blogs, parcouru des forums, glaner des renseignements à droite à gauche sur le net. En quelques mois, j’en savais assez sur ce pays pour apaiser mes angoisses et pour partir à l’assaut de la plus grande ville du monde!
Je savais par mes lectures comment prendre le train et le métro, quelles étaient les choses à voir à Tokyo, qu’il y avait un Ikea et deux magasins Carrefour, qu’il y avait beaucoup de distributeurs automatiques, que l’électronique était partout jusque dans les toilettes, qu’on distribuait des mouchoirs à tous les coins de rue mais qu’il ne fallait pas s’en servir en public, etc. Tout cela me permettait d’imaginer notre vie “là-bas”.
Et pourtant, il y a beaucoup de choses que je ne savais pas!
Par exemple, je ne savais pas :
-que l’on croisait des femmes en kimono presque quotidiennement dans le métro ;
-que si les japonais portent des masques, ça n’est pas pour se protéger de la pollution mais pour éviter de contaminer leurs voisins lorsqu’ils sont contagieux ;
-qu’il y avait encore un endroit dans le monde où les enfants peuvent prendre le métro seul dès six ans sans que cela soit risqué ;
-que vivre dans 14m² à deux pendant six mois était possible et même vivable ;
-que les japonaises étaient si coquettes, au point de passer un quart d’heure devant un miroir à remettre une mèche en place ;
-que les gens dormaient tous dans le métro, même debout ;
-qu’on pouvait mettre autant de monde dans un si petit espace (le métro le matin, les ascenseurs, etc.)
-que les légumes étaient si chers, et les fruits aussi… ah et aussi la viande! Puis tout ce qui se mange en fait!
-que les gens étaient si sereins et que la vie était si calme ici ;
-qu’on pouvait mettre une machine à laver dehors ;
-que la terre tremblait si peu souvent ou du moins qu’on sentait si peu de tremblements de terre (j’en ai ressenti deux en sept mois, et j’en ai raté un car j’étais dans le métro)
-que maman viendrait nous voir (prochainement je raconterai son séjour et je mettrai les photos mais pour le moment, je n’y arrive pas);
-qu’il existait tant de Fanta différents : orange bien sûr, mais également melon, pêche, fraise, raisin, banane, 5 fruits, etc. Par contre, pas de trace de Fanta au citron. Mon préféré? melon je crois ; et je suis sûre que je n’ai pas encore tout testé. Par contre, on ne les trouve pas partout et apparemment, c’est par période.
-que j’aurai autant de travail ;
-qu’au bout de sept mois, je n’aurai quasiment pas appris un mot de japonais (la faute au point précédent) ;
-qu’on pouvait se faire comprendre très facilement sans parler la même langue (mais quand même, il va falloir que je m’y mette sérieusement);
-qu’on se plairait autant;
-qu’on déciderait d’y rester un peu (quelques années, mais pas à vie, je vous rassure)!
Et tellement d’autres choses encore!
Permalien
Dimanche 10 décembre 2006
Catégorie Le Japon vu par... à 22:22 par Claire
Imprimer cet article
Passant 13h par jour à l’extérieur, j’ai eu très souvent l’occasion de constater à quel point il est facile de trouver des toilettes publiques à Tokyo.
On en trouve énormément dans toutes les stations de trains ou métros mais également partout dans les centres commerciaux et galeries marchandes et évidement dans les restos ou cafés.
Ce qui est étonnant pour nous français, tout juste habitués aux toilettes turques des aires d’autoroute, c’est que c’est toujours (ajoutons un presque, je n’ai pas encore tout visité) gratuit et étonnament propre!
L’autre particularité, c’est que dans ce domaine là aussi, les japonais se veulent innonvant!
Cela doit être le slogan du fabriquant de toilettes le plus connu du Japon : “Toto”. Au lieu de se contenter de simples cuvettes, Toto cherche à améliorer le confort et la qualité de ce moment… pas comme les autres…
Par exemple, il fabrique des sièges-bébés-pliables fixés au mur dans les toilettes afin que les mamans puissent se libérer les mains en y déposant bébé ; c’est quand même plus pratique!
Toto étant un boite japonaise (enfin je suppose), elle se devait d’intégrer la technologie de pointe à ses accessoires.
Il fut donc imaginé la preque célèbre “lunette-eclabousseuse-toto-avec-siège-chauffant” (je ne connais pas son vrai nom) qui permet d’envoyer un petit jet d’eau tiède/chaude pour une meilleure hygiène ; les japonaises en raffolent !
De plus, cette cuvette a parfois une option sonore supplémentaire : les japonaises étant particulièrement discrètes, il leur est désormais possible de masquer les bruits qu’elles font aux toilettes en appuyant sur le bouton qui déclenche un signal sonore (très sonore) ressemblant de très loin au bruit des vagues. Dans certains lieux, ce même bruit se déclenche même automatiquement dès qu’une personne s’assoit sur la cuvette “pchchchchchchchchchchch” ; la chasse d’eau aussi est parfois automatique (grâce à des capteurs de position qui détecte la personne qu se relève).
Bien sur on trouve aussi des toilettes normales (disons occidentales) sans petit jet d’eau, sans siège chauffant et sans bruit de la mer. Ouf. On trouve également des toilettes japonaises, ressemblant aux toilettes turques.
Après avoir visité l’un de ses lieux, on trouve évidemment des robinets sur lesquels il n’y a jamais de boutons à pousser ou à tourner, c’est toujours automatique. Par contre, j’avais souvent du mal à trouver de quoi m’essuyer les mains et j’ai compris pourquoi en observant les japonaises : elles transportent toutes dans leurs sacs à mains (plus gros que le mien, et ça n’est pas peu dire), une petite serviette éponge.
L’hygiène ici est vraiment une question de principe!
Permalien
Lundi 13 novembre 2006
Catégorie Le Japon vu par... à 19:37 par Arnaud
Imprimer cet article
Et voilà , nous sommes désormais connectés au monde entier grâce à nos téléphones. Ok, c’est juste un téléphone portable pour un Français de base qui n’a pas encore goûté à la 4eme dimension. Mais, ici, c’est vraiment, vraiment… bof… en fait, c’est juste un ordinateur qui tient dans la main…. 
Prenons, au hasard (:D), un bête téléphone comme le mien. 0JPY (yen)… Non, commençons par celui de Claire.
Accessoirement, on peut le mettre en anglais, ce qui est mieux pour Claire. Vous obtenez un téléphone qui appelle, qui envoie des mails, qui reçoit des mails, qui surfe sur le web, qui prend des photos (en SXGA - 1280×960). Petit inconvénient, il n’accepte pas les cartes mémoire… Il y a du transfert en infrarouge qui se profile à l’horizon.
Mais il a surtout un jeu (oui, un seul) : le “solitaire”! Ce qui donne ceci:

Une parfaite petite Japonaise en devenir!
Quand au mien:
Les options sont sommes toutes basiques:
-Dictionnaire Anglais/Japonais
-Reconnaissance des mots japonais/anglais avec la caméra et traduction (dictionnaire un peu trop limité)
-Reconnaissance d’adresses email, internet, numéro de téléphone avec la caméra
-Navigation sur le web
-Envoi/réception de mails
-Appareil photo / caméra
-Slot pour carte microSD : pratique pour récupérer ses photos sur PC
-Et le plus étrange pour un occidental “qui croit qu’un téléphone, ça ne sert qu’à téléphoner”: un lecteur de code-barre (QR-code).
Pour ceux qui ont oublié de lire mon TIPE de 1998 (disponible nulle part!), bref rappel (prenez une bonne inspiration): il existe des codes barres de plusieurs types: mono-directionnels, multi-directionnels . On a l’habitude de voir des codes barre mono-directionnel (EAN7, EAN13, ISSN…) sur les produits de grande consommation (livres, boites de raviolis LIDL, riz, pates, ketchup…). Le code barre mono directionnel ne correspond souvent qu’à une suite de chiffres qui permet de faire un lien à un ensemble d’informations contenues dans une base de données. Pour les codes barres multidirectionnels, on peut se permettre (si!si!on peut!) de mettre du contenu (texte, chiffres, caractères spéciaux…).
Et bien, après les bagages dans les aéroports, ce sont les produits grands-public qui commencent à en être équipés. Mais pourquoi donc?
Juste pour stocker un peu d’informations. Souvent des liens vers des sites internet (portail générique, plan d’accès au magasin). On en trouve un peu partout: sur les emballages Mc Do, sur les publicités, sur les visas, sur la carte de fidélite Bic Camera… En pratique, l’indispensabilité de ces codes-barres n’est pas encore démontrée! Mais le côté amusant, si!!!
On peut même encoder nos coordonnées: numéros de téléphones, emails… Voici donc les notres:
Arnaud Claire

(Si vous n’avez pas été équipés d’yeux bioniques à la naissance, on ne saurait trop vous conseiller d’utiliser la fonction バーコードリーダー de votre téléphone portable!)
Arnaud.
PS1: non, je ne suis pas blasé… C’est juste qu’après quelques semaines passées au Japon, on s’habitue à certaines choses/coutumes qui nous paraissaient totalement ahurissantes: marcher en file sur le côté gauche du trottoir, attendre bien sagement que le petit bonhomme soit passé au vert avant de traverser la rue, faire la queue pour monter dans un train, ne pas râler dès qu’un train a plus de 2 minutes de retard, … 
PS2: j’ai enfin fini par le poster cet article! Il est vrai que ce n’est pas le manque d’imagination qui faut cruellement défaut ici, mais plutôt le temps et la connexion internet qui a décidé que le dimanche, et bien, ce serait aussi “dimanche” pour elle…
Permalien
Samedi 28 octobre 2006
Catégorie Le Japon vu par... à 20:36 par Claire
Imprimer cet article
…ou du moins, pas une ville comme on l’entend, nous, occidentaux.
C’est sans doute ce qui m’a le plus surprise lorsque je suis arrivée! Sur le trajet de l’aéroport au centre de Tokyo s’étendaient des milliers de baraques au toit de tôle, entassées les unes à côté des autres, sans aucune cohésion.
Dans le centre de Tokyo, il y a les artères principales.
De grands axes assez larges avec comme constructions des immeubles, parfois assez élevés. Pour traverser ces rues, il y a bien sur des passages piétons (parfois assez immenses) mais également des passerelles qui permettent d’éviter les longues attentes de changement de couleur du « petit bonhomme ». Curieusement, on remarque que la plupart des constructions, au lieu d’être collées les uns aux autres sont espacées d’une cinquantaine de centimètres.
Derrière ces immeubles et ces grands axes, on trouve des rues souvent minuscules, parfois sinueuses, avec plein de petites maisons et pas mal de végétation sauvage. Il n’y a pas de jardins à proprement parler mais par si par là, un arbuste non taillé, une plante qui pousse sur la façade, un arbre un peu plus grand.
Le contraste est souvent saisissant entre la lumière des néons et l’agitation, et le calme à deux pas de là. Biensur il y a également des rues « normales » avec des immeubles de taille « normale » !
Dans tous ces petits quartiers, on trouve des étales de fruits reposant sur des cagettes retournées, des toutes petites boutiques dans lesquelles on oserait pas entrer tellement le bric à brac entassé nous impressionne, mais également une gare (le train est partout), un parking à vélo (à côté de la gare), un poste de police, etc. En se promenant, on n’a absolument pas l’impression d’être dans la mégalopole la plus énorme de la planète. On se trouve dans un village à côté duquel il y a un autre village, puis un autre.
Tokyo, c’est ça : un ensemble de villages les uns à côté des autres sur des dizaines et des dizaines de kilomètres !
Des photos parleront plus et je vous promets d’en mettre prochainement !
En relisant ce que je viens d’écrire, j’essaie d’imaginer ce que vous visualisez dans vos têtes et je pense qu’il me faut ajouter une précision importante ; là vous voyez des ruelles et des maisons croulantes avec de la végétation sauvage, tout parait sale et vieux mais en fait, pas du tout ! Tout est propre ! Bien sur, on le remarque d’avantage dans les constructions récentes, mais il n’y a aucun papier qui traîne, aucune mauvaise odeur, rien ! Tout est tellement nickel que c’est impressionnant! J’ai même vu un monsieur passant l’aspirateur dans les escaliers du métro ! Et rien n’est particulièrement vieux non plus. Les maisons et immeubles sont très souvent reconstruits, je suppose en raison des séismes qui doivent en affaiblir les structures, mais cela n’est qu’une supposition. Le fait est que les hauts immeubles sont flambant neuf, que les maisons dans les villages sont également relativement récentes (pas toutes bien sur). Seulement, on a l’impression que rien n’est fait pour durer ; de plus, le respect du patrimoine n’étant visiblement pas le souci premier des japonais, les rues ne paraissent pas belles, pas harmonieuses, et étrangement, c’est ce qui fait tout leur charme !
Permalien
Vendredi 20 octobre 2006
Catégorie Le Japon vu par... à 18:32 par Arnaud
Imprimer cet article
C’est assez différent de ce que l’on peut trouver en France. Tout d’abord, choisir son opérateur en fonction du prix. Il y a tellement d’inconnues au départ qu’un calcul approximatif et une touche d’intuition ne fait pas de mal. C’est chez AU (by KDDI) que le choix est arrêté. Tous les autres étudiants de la promo sont chez AU (et les Chinois de mon cours aussi). Selon les études de Mathias, c’est ici qu’on trouve le moins cher en tant qu’étudiant. Une confirmation sur un forfait avec le “support famille” chez NTT Docomo confirme celà.
2 solutions s’offrent ensuite: les plans CDMA1x WIN et les plans CDMA 1x. En tant qu’étudiant, je peux bénéficier de forfaits moins cher avec le CDMA1x simple. Les téléphones sont à 0JPY (yen) et seulement 2 sont proposés: un qui supporte l’anglais et l’autre non. Aventurier comme je suis, c’est celui qui sera en japonais total que je choisis! si! si!Parce que l’autre n’a pas de “slot memory card” et que je n’aime pas le clapet (il me semblait être plus fragile). En fait, celui que je choisis est un nouveau modèle qui contient plus de fonctionnalités (je suis quand même un peu scientifique).
Claire, quant à elle, choisit au début un super modèle, le même que celui de Mathias (il faut payer une 40aine d’euros mais le téléphone est vraiment bien). En fait, l’opératrice nous dit que Claire ne peut pas choisir le forfait CDMA1x simple avec ce portable. C’est donc avec un téléphone à 0JPY et en anglais qu’elle repartira.
Le remplissage des papiers prendra environ 1heure. Et oui, parce qu’il y a les papiers pour le prélèvements et les papiers pour l’inscription à remplir. A moitié en romaji, à moitié en Kanji/Katakana. Et qu’il y en a des options auquel on a pu adhérer ou qu’on a du adhérer:
- 家族割 : family support.
- Quand on s’appelle, on ne paye que 70% par rapport à une communication normale.
- On peut s’envoyer des C-mails (c’est comme des sms) gratuitement.
- On a aussi adhérer au partage de la consommation libre: si l’un de nous n’a plus de forfait, celà permet de consommer le forfait libre de l’autre et d’éviter d’être en hors-forfait.
- 年割 : yearly support. Les montants mensuels sont plus bas. Par contre, comme on a pris un forfait 2 ans et si on résilie avant, on paye des frais de résiliation.
- ガク割 : student support (en katakana dans les brochures). Je paye moins cher, par contre, je n’ai le choix qu’entre 2 téléphones. Un pourri et un moins pourri… J’ai pris le moins pourri.
- 指定割 : friendship support. Option ajoutée au forfait de Claire. Réduction sur les consommations vers 3 numéros. Cumulé avec le family support, celà permet d’obtenir une réduction de 60% quand Claire m’appelle. Cette option est payante et a été très fortement recommandée par l’opératrice (en gros, on n’avait pas le choix). C’est la contrepartie d’un téléphone à 0JPY. On peut l’annuler après le premier mois passé.
- Packet discount: un forfait de 10000 paquets par mois. Soit environ 1.28 Mo par mois. Ces paquets correspondent à la quantité d’information envoyée lorsque l’on envoie un email ou lorsque l’on surfe sur le web (données envoyées et reçues dans ce cas-là). Là aussi, on a été très fortement incités à prendre cette option.
Après le remplissage des papiers, nous avons du attendre que les téléphones soient configurés (il n’y a pas de SIM card) ainsi que les vérifications des informations (environ 3/4 d’heure - mais c’était exceptionnellement long à ce qu’elle disait).
Maintenant que je sais comment ça marche chez AU, j’ai envie de changer d’opérateur et d’aller voir comment ça se passe exactement chez NTT Docomo…
Prochain post : nos téléphones en détails
Permalien
Jeudi 19 octobre 2006
Catégorie Le Japon vu par... à 21:15 par Claire
Imprimer cet article
Dès notre arrivée et surtout depuis le début des cours d’Arnaud et de mon travail, il nous a fallu apprendre à nous rendre d’un point à l’autre de la ville.
A Tôkyô, le meilleur moyen pour y arriver est de prendre le train ou le métro.
Il existe un réseau de trains (comparons le aux RER parisiens) et un réseau de métro. L’une des différences est que l’un est extérieur et l’autre souterrain ; on peut ajouter que les trains sont plus nombreux et qu’ils vont plus loin (le métro étant situé surtout dans le centre de Tokyo).
Le réseau de trains est exploité par différentes compagnies, la plus connue et la plus développée étant la JR qui exploite entre autres une ligne circulaire bien pratique appelée Yamanote Line. Chaque compagnie fixe ses prix, vend ses tickets et ses abonnements.
Pour prendre métros ou trains, la première chose à faire est de repérer le trajet sur un plan… Bon ici il n’y a que le plan du métro mais imaginez qu’il y a un deuxième réseau au moins 6 fois plus complexe

A la station, il faut acheter un ticket, le prix variera selon la destination (la plupart du temps cela coutera entre 130 et 270 yens). On passe le ticket dans une machine (jusque là , ça ressemble à tous les métros du monde) et à la sortie, on remet le ticket (comme pour les RER). Si pendant le trajet on change d’avis et qu’on souhaite aller plus loin et que le trajet aurait du être plus cher, on peut faire l’ajustement dans des machines avant de sortir.

Si pendant le trajet on doit utiliser les lignes de plusieurs compagnies, il faudra renouveler l’opération à chaque changement.
Bon, là ça parait peut être un peu complexe. Nous allons donc prendre un cas pratique.
Je souhaite aller de Fujimidai à Hiro-o.
Je prends la Seibu Ikebukuro Line à Fujimidai, j’achète donc un ticket jusqu’à la gare de correspondance qui est Ikebukuro. Je paye 200 yens, je passe mon ticket dans une machine, je prends mon train, je repasse mon ticket dans une machine à la sortie.
Je suis les panneaux jusqu’à la Yamanote Line. Je prends un ticket jusqu’à Ebisu où j’aurai à nouveau une correspondance, je paye 160 yens ; je passe mon ticket dans une machine, je prends mon train, je sors à Ebisu en passant à nouveau mon ticket.
Je suis les panneaux, je descends sous terre jusqu’au métro, j’achète un ticket, je pays 160 yens, je prends mon métro en passant mon ticket, je sors et je suis arrivée.
Cout du trajet : 520 yens, soit 3,5 euros. Ce qui est raisonnable ici pour un trajet de 50 minutes. Mais quand on doit faire l’aller retour tous les jours, le budget transport en prend un coup!
Pour se simplifier la vie, quelques solutions existent :
Sur les JR line comme la Yamanote, il existe une carte appelée Suica. Elle permet d’éviter d’acheter un ticket à chaque fois. Je charge ma carte de temps en temps et le montant du trajet est déduit lorsque je l’utilise. Elle permet aussi de régler des achats, d’acheter des boissons dans les centaines de distributeurs, etc. Elle est intégrée dans certains téléphones portables (tu passes ton tel sur les bornes d’entrée du métro).
On peut aussi avoir un abonnement. Arnaud a une carte unique qui lui permet d’aller de chez nous à la station de ses cours. Pour moi, c’est plus compliqué… Les familles dans lesquels je travaille étant dispersées dans Tokyo, il me faudrait plusieurs abonnements ce qui me reviendrait plus cher que les tickets à l’unité. Il n’existe pas de carte couvrant l’ensemble du réseau.
Voilà donc l’essentiel à savoir pour être autonome dans ses déplacements.
J’ajouterai qu’il faut éviter de se déplacer entre 7h et 9h le matin (heure du rush) mais qu’en dehors de cette période, les transports en commun sont supportables. A ces heures de grandes affluences, de nombreuses compagnies ont des wagons reservées aux femmes.
Petite précision également : les trains ne sont jamais en retard, tout est réglé comme du papier à musique! Et comme en plus il n’y a pas de grève, il n’y a jamais de surprises!
Permalien